Association des inondables des trois rivières (AITR)
Compte-rendu de l’assemblée générale du 22 avril 2026
Suite à la convocation adressée par le Président André Grazélie, l’AG s’est réunie à Cheffes, salle du Val Saint Sulpice. Assistance nombreuse (quorum largement atteint) des membres auxquels se sont ajoutés :
-Marc Dutruel, Maire en fonction lors de la toute récente inondation ;
-Delphine Bouju, Maire actuelle, et adjointe dans la municipalité sortante ;
- Elodie Guttierez au titre du Syndicat Mixte des Basses Vallées Angevines et de la Romme.
Le Président rappelle le récent décès de Guy Borde début mars dernier qui participait au CA de l'AITR et a été volontaire pour les épisodes de crues et le PCS en qualité de référent de quartier.
Deux invités étaient absents excusés, Jacques Blondet et André Marchand, retenus par d’autres engagements ou contraintes.
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Le Président ouvre la séance publique et annonce que les éléments légaux de l’Assemblée Générale seront précédés d’un retour et recueil du vécu des membres de l’AITR lors de la crue de cette année. Un comparatif 1995-2026 sera présenté par Alain Colin et une vidéo rappelant ce que la presse a retenu, de la montée des eaux jusqu’au retour à des niveaux normaux, ainsi que des premières conclusions à chaud. A ce sujet, Mme la Maire indique que la municipalité envisage des réunions de débriefing par quartiers.
André Grazélie, président, indique que parmi les présents il y a un tiers de « primo-inondés » et deux tiers de personnes ayant déjà vécu à des niveaux divers ce que les Cheffois appellent « l’eau grande ». Il rappelle les objectifs de l’association : Représenter les habitants, aider à maintenir la conscience du risque, s'investir dans les actions de prévention et d'information.
Hubert Lamy témoigne n’avoir connu l’inondabilité de sa propriété qu’à la signature de la promesse de vente, d’avoir eu difficulté à croire à un risque réel, signale que les cotes annoncées ou connues sont souvent très approximatives. (On rappelle la nécessité de noter et signaler les cotes critiques de chaque propriété). Hubert Lamy termine en soulignant le très bon fonctionnement de l’information et de l’accompagnement pendant la crue.
Le président invite aussi à diffuser et rappeler les « trucs » simples à respecter pour limiter les dégâts (dégonder les portes, par exemple, pour les préserver et pour, mises sur tréteaux, mettre en hauteur les choses fragiles).
Sur le plan de la capacité à supporter cette situation, Alain Colin mentionne la difficulté de tenir dans la durée.
A propos de la coupure de l’électricité, on rappelle que c’est une mesure nécessaire quand on atteint un certain niveau, bien qu’elle soit très pénalisante dans certains cas, et peut rendre inévitable l’évacuation. (Trois foyers ont choisi cette fois de rester chez eux grâce à un groupe électrogène, en signalant leur situation, mais au-delà de quelques cas, ce n’est pas gérable en particulier pour les personnes vulnérables).
Alain Bouligand, appuyé par d’autres témoignages, constate que pour les salariés, souvent les employeurs ne comprennent pas les contraintes supportées par les inondés et les ramènent au seul trajet domicile-emploi, ce qui complique fortement leur vie.
Par ailleurs, il constate que, psychologiquement, ce sont les premiers jours qui suivent l’intrusion de l’eau dans le domicile qui sont les plus perturbants. Le président y voit une raison supplémentaire pour bien connaître la cote d’inondabilité et la rappeler régulièrement.
Jean de la Selle rappelle les premières réunions d’inondés organisées par Mme Angebault, fondatrice de l’AITR, et le peu d’écho qu’elles recevaient. Il y a d’évidence une tendance à oublier une perspective désagréable. Il mentionne en revanche la solidarité agissante qui se manifeste et souligne la nécessité de chercher l’information, devenue fiable et d’accès aisé.
André Grazélie constate que pour les non inondables, les inondés sont vus comme une espèce à part et quelque peu folklorique.
Rapport d’Alain Colin :
Il a vécu 1995 au hameau du Journal, et donc personnellement hors d’eau, et 2026 rue du Port, avec 42cm chez lui. Il constate une énorme évolution entre les deux événements dans les structures de gestion, les prévisions, les outils de communication, l’accessibilité des réseaux, les portables, les moyens d’anticipation, l’institution des référents de quartiers.
On est passé d’une gestion basée sur des personnes qui devaient
tout inventer au fil des événements et qui d’ailleurs ont réussi
à faire face au moins mal, à une structure prévue à l’avance,
réfléchie, avec des localisations définies, des opérateurs
désignés et préparés. Cela n’empêche pas les surprises, mais
facilite considérablement les réponses et multiplie les moyens. La
gestion des bénévoles a cette fois été organisée par la Croix
Rouge, libérant les autorités. La relation entre la commune et la
Préfecture est institutionnalisée et a fonctionné, notamment pour
les mesures lourdes, l’évacuation a pu être plus finement gérée
progressivement, en fonction des besoins réels, mais trop de niveaux
d’inondabilité sont encore méconnus, inexacts ou fantaisistes.
Il
reste toujours des progrès à faire. Mais Mme Bouju indique que de
nouveaux questionnaires sont en cours d’élaboration et devraient y
contribuer. Elle rappelle, avec Marc Dutruel, qu’il est difficile
de trouver des volontaires pour être référents de quartier, qui
doivent être motivés au quotidien (donc généralement
personnellement concernés par le risque inondation), mais capables
de se mobiliser en période critique tout en prenant soin de leurs
propres intérêts.
Intervention d’Élodie Gutierrez :
Chargée de mission prévention-inondations elle fait le point sur les différentes aides pouvant intervenir pour améliorer l’habitat en site inondable (CATNAT, Fonds Barnier, … ). Elle distribue l'extrait officiel du PPRI qui précise les mesures obligatoires en zone sensible.
Cédric Tribout stagiaire au SMBVAR propose un nouveau questionnaire sur la perception et le vécu des inondations dans les basses vallées angevines.
Interventions des représentants des autres communes concernées par des difficultés proches de celles de Cheffes, et qui restent intéressées par ce qui s’y passe : Pierrick Viot délégué de Briollay, Madame la Maire de Juvardeil qui envisage une coordination des PCS avec Cheffes.
AG obligatoire prévue par la Loi de 1901
Le rapport d’activités et moral présenté par le président est bref, l’année ayant largement été traitée ci-dessus :
Participation aux manifestations du 30e anniversaire de la crue 1995 : A Cheffes, expo et accueil du public ; journée à Angers au Centre des Congrès.
Relais infos et contacts pour l'élaboration du film LA CRUE DU SIECLE.
Relecture conjointe des textes des panneaux du sentier de découverte des niveaux de crues
Animation prévue et non réalisée à Durtal aux fêtes du Loir conjointement à l'association CADVIL.
Démarche de soutien et d'information dossiers habitations auprès du CAUE 49 : Rendez vous et communication avec Mr Jean-Pierre Ducos, directeur du Conseil d’urbanisme, sur le concept de « matériau durable » qui pose des questions d’interprétation.(portes bois /PVC/ALU).
Participation au Comité de pilotage PAPI le 27 janvier 2026
Participation au PCS Cheffes.
L’AITR continue ses actions de mobilisation , garde des rapports suivis avec le PAPI, participe au comité de pilotage. le Conseil d’urbanisme sur le concept de « matériau durable » qui pose des questions d’interprétation.
Le CA a finalisé le changement de banque pour limiter les frais de gestion . L’AITR a reçu deux donations, l’une de 1000€, l’autre de148 €, qui contribueront à ses activités.
Ce rapport est adopté à l’unanimité
Rapport financier : Les dépenses de l’année se limitent à 24 euros pour la gestion de compte par le Crédit Agricole. L’actif permet de faire face aux dépenses prévisibles.
Le montant de l'actif disponible au 31/12/2025 était de 2 511,36 €, ce jour 3 701,36 .
Ce rapport est adopté à l’unanimité
Conseil d’Aministration :
Mme Parageault actuelle trésorière ne souhaite pas être reconduite dans cette instance. Il en est pris acte, en la remerciant de son activité.
CA actuel : Alain Colin, Nicole Parageault, Pierre Verger, Yannick Emery, Cécile Guillerm, Michel Boschat, André Grazélie, André Marchand.
Tiers sortant : Alain Colin, Nicole Parageault, Pierre Verger sont renouvelables et réélus.
Sont candidats pour entrer au CA : Jacques Blondet et Carole Renier.
Ces deux candidatures sont acceptées à l’unanimité
Le Bureau sera élu à la prochaine séance du C. A.
L’ordre du jour étant épuisé, le Président déclare que la séance est levée.
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Conseil d'Administration du 27 mai 2026
Le conseil a procédé à l'élection du Bureau : Jacques Blondet président ; André Marchand et André Grazélie vice-présidents ; Michel Boschat secrétaire, Pierre Verger secrétaire adjoint ; Carole Renier trésorière, Cécile Guillerm trésorière adjointe.