L'ASSOCIATION

L’ASSOCIATION DES INONDABLES DES TROIS RIVIERES :

Créée en 2000, Madame ANGEBAULT en fut la présidente et fondatrice, encouragée par Madame BACHELOT.

Présidents suivants : André MARCHAND , André GRAZELIE, Jacques BLONDET.

Elle a pour but de représenter et défendre les riverains inondés des rivières Loir, Sarthe et Mayenne, avec une localisation qui correspond aux Basses Vallées Angevines.

Elle a été amenée à participer à de nombreuses assemblées et réunions de travail, auprès de l’Etablissement Public Loire, des SAGE et est régulièrement consultée dans les études et les projets d’aménagement.

Les associations voisines : CADVIL sur le Loir, ADSPQI sur la Sarthe au Mans et ADIPS à Sablé sur Sarthe.

lundi 13 juillet 2026

 

Association des inondables des trois rivières (AITR)

Compte-rendu de l’assemblée générale du 22 avril 2026

Suite à la convocation adressée par le Président André Grazélie, l’AG s’est réunie à Cheffes, salle du Val Saint Sulpice. Assistance nombreuse (quorum largement atteint) des membres auxquels se sont ajoutés :

-Marc Dutruel, Maire en fonction lors de la toute récente inondation ;

-Delphine Bouju, Maire actuelle, et adjointe dans la municipalité sortante ;

- Elodie Guttierez au titre du Syndicat Mixte des Basses Vallées Angevines et de la Romme.

Le Président rappelle le récent décès de Guy Borde début mars dernier qui participait au CA de l'AITR et a été volontaire pour les épisodes de crues et le PCS en qualité de référent de quartier.

Deux invités étaient absents excusés, Jacques Blondet et André Marchand, retenus par d’autres engagements ou contraintes.

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Le Président ouvre la séance publique et annonce que les éléments légaux de l’Assemblée Générale seront précédés d’un retour et recueil du vécu des membres de l’AITR lors de la crue de cette année. Un comparatif 1995-2026 sera présenté par Alain Colin et une vidéo rappelant ce que la presse a retenu, de la montée des eaux jusqu’au retour à des niveaux normaux, ainsi que des premières conclusions à chaud. A ce sujet, Mme la Maire indique que la municipalité envisage des réunions de débriefing par quartiers.

André Grazélie, président, indique que parmi les présents il y a un tiers de « primo-inondés » et deux tiers de personnes ayant déjà vécu à des niveaux divers ce que les Cheffois appellent « l’eau grande ». Il rappelle les objectifs de l’association : Représenter les habitants, aider à maintenir la conscience du risque, s'investir dans les actions de prévention et d'information.

Hubert Lamy témoigne n’avoir connu l’inondabilité de sa propriété qu’à la signature de la promesse de vente, d’avoir eu difficulté à croire à un risque réel, signale que les cotes annoncées ou connues sont souvent très approximatives. (On rappelle la nécessité de noter et signaler les cotes critiques de chaque propriété). Hubert Lamy termine en soulignant le très bon fonctionnement de l’information et de l’accompagnement pendant la crue.

Le président invite aussi à diffuser et rappeler les « trucs » simples à respecter pour limiter les dégâts (dégonder les portes, par exemple, pour les préserver et pour, mises sur tréteaux, mettre en hauteur les choses fragiles).

Sur le plan de la capacité à supporter cette situation, Alain Colin mentionne la difficulté de tenir dans la durée.

A propos de la coupure de l’électricité, on rappelle que c’est une mesure nécessaire quand on atteint un certain niveau, bien qu’elle soit très pénalisante dans certains cas, et peut rendre inévitable l’évacuation. (Trois foyers ont choisi cette fois de rester chez eux grâce à un groupe électrogène, en signalant leur situation, mais au-delà de quelques cas, ce n’est pas gérable en particulier pour les personnes vulnérables).

Alain Bouligand, appuyé par d’autres témoignages, constate que pour les salariés, souvent les employeurs ne comprennent pas les contraintes supportées par les inondés et les ramènent au seul trajet domicile-emploi, ce qui complique fortement leur vie.

Par ailleurs, il constate que, psychologiquement, ce sont les premiers jours qui suivent l’intrusion de l’eau dans le domicile qui sont les plus perturbants. Le président y voit une raison supplémentaire pour bien connaître la cote d’inondabilité et la rappeler régulièrement.

Jean de la Selle rappelle les premières réunions d’inondés organisées par Mme Angebault, fondatrice de l’AITR, et le peu d’écho qu’elles recevaient. Il y a d’évidence une tendance à oublier une perspective désagréable. Il mentionne en revanche la solidarité agissante qui se manifeste et souligne la nécessité de chercher l’information, devenue fiable et d’accès aisé.

André Grazélie constate que pour les non inondables, les inondés sont vus comme une espèce à part et quelque peu folklorique.


Rapport d’Alain Colin :

Il a vécu 1995 au hameau du Journal, et donc personnellement hors d’eau, et 2026 rue du Port, avec 42cm chez lui. Il constate une énorme évolution entre les deux événements dans les structures de gestion, les prévisions, les outils de communication, l’accessibilité des réseaux, les portables, les moyens d’anticipation, l’institution des référents de quartiers.

On est passé d’une gestion basée sur des personnes qui devaient tout inventer au fil des événements et qui d’ailleurs ont réussi à faire face au moins mal, à une structure prévue à l’avance, réfléchie, avec des localisations définies, des opérateurs désignés et préparés. Cela n’empêche pas les surprises, mais facilite considérablement les réponses et multiplie les moyens. La gestion des bénévoles a cette fois été organisée par la Croix Rouge, libérant les autorités. La relation entre la commune et la Préfecture est institutionnalisée et a fonctionné, notamment pour les mesures lourdes, l’évacuation a pu être plus finement gérée progressivement, en fonction des besoins réels, mais trop de niveaux d’inondabilité sont encore méconnus, inexacts ou fantaisistes.
Il reste toujours des progrès à faire. Mais Mme Bouju indique que de nouveaux questionnaires sont en cours d’élaboration et devraient y contribuer. Elle rappelle, avec Marc Dutruel, qu’il est difficile de trouver des volontaires pour être référents de quartier, qui doivent être motivés au quotidien (donc généralement personnellement concernés par le risque inondation), mais capables de se mobiliser en période critique tout en prenant soin de leurs propres intérêts.


Intervention d’Élodie Gutierrez :

Chargée de mission prévention-inondations elle fait le point sur les différentes aides pouvant intervenir pour améliorer l’habitat en site inondable (CATNAT, Fonds Barnier, … ). Elle distribue l'extrait officiel du PPRI qui précise les mesures obligatoires en zone sensible.

Cédric Tribout stagiaire au SMBVAR propose un nouveau questionnaire sur la perception et le vécu des inondations dans les basses vallées angevines.

Interventions des représentants des autres communes concernées par des difficultés proches de celles de Cheffes, et qui restent intéressées par ce qui s’y passe : Pierrick Viot délégué de Briollay, Madame la Maire de Juvardeil qui envisage une coordination des PCS avec Cheffes.


AG obligatoire prévue par la Loi de 1901

Le rapport d’activités et moral présenté par le président est bref, l’année ayant largement été traitée ci-dessus :

Participation aux manifestations du 30e anniversaire de la crue 1995 : A Cheffes, expo et accueil du public ; journée à Angers au Centre des Congrès.

Relais infos et contacts pour l'élaboration du film LA CRUE DU SIECLE.

Relecture conjointe des textes des panneaux du sentier de découverte des niveaux de crues

Animation prévue et non réalisée à Durtal aux fêtes du Loir conjointement à l'association CADVIL.

Démarche de soutien et d'information dossiers habitations auprès du CAUE 49 : Rendez vous et communication avec Mr Jean-Pierre Ducos, directeur du Conseil d’urbanisme, sur le concept de « matériau durable » qui pose des questions d’interprétation.(portes bois /PVC/ALU).

Participation au Comité de pilotage PAPI le 27 janvier 2026

Participation au PCS Cheffes.

L’AITR continue ses actions de mobilisation , garde des rapports suivis avec le PAPI, participe au comité de pilotage. le Conseil d’urbanisme sur le concept de « matériau durable » qui pose des questions d’interprétation.

Le CA a finalisé le changement de banque pour limiter les frais de gestion . L’AITR a reçu deux donations, l’une de 1000€, l’autre de148 €, qui contribueront à ses activités.

Ce rapport est adopté à l’unanimité


Rapport financier : Les dépenses de l’année se limitent à 24 euros pour la gestion de compte par le Crédit Agricole. L’actif permet de faire face aux dépenses prévisibles.

Le montant de l'actif disponible au 31/12/2025 était de 2 511,36 €, ce jour 3 701,36 .


Ce rapport est adopté à l’unanimité


Conseil d’Aministration :

Mme Parageault actuelle trésorière ne souhaite pas être reconduite dans cette instance. Il en est pris acte, en la remerciant de son activité.

CA actuel : Alain Colin, Nicole Parageault, Pierre Verger, Yannick Emery, Cécile Guillerm, Michel Boschat, André Grazélie, André Marchand.

Tiers sortant : Alain Colin, Nicole Parageault, Pierre Verger sont renouvelables et réélus.

Sont candidats pour entrer au CA : Jacques Blondet et Carole Renier.

Ces deux candidatures sont acceptées à l’unanimité

Le Bureau sera élu à la prochaine séance du C. A.

L’ordre du jour étant épuisé, le Président déclare que la séance est levée.


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Conseil d'Administration du 27 mai 2026

Le conseil a procédé à l'élection du Bureau : Jacques Blondet président ; André Marchand et André Grazélie vice-présidents ; Michel Boschat secrétaire, Pierre Verger secrétaire adjoint ; Carole Renier trésorière, Cécile Guillerm trésorière adjointe.

Livret d'informations

Pour les habitants en zone inondable dans les Basses Vallées

Des documents sont mis à disposition par la mairie de Cheffes, à conserver et à consulter


Mairie de Cheffes

https://cheffes.fr/wp-content/uploads/2024/11/Livret-dinformations-inondations.pdf

https://cheffes.fr/wp-content/uploads/2024/11/Guide-dutilisation-VIGICRUES.pdf

lundi 8 juillet 2019

ASSEMBLEE GENERALE 2019

L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
EXERCICE 2017 – 2018
La précédente AG s’était tenue le11 mai 2017
Le président donne un compte rendu de l’activité écoulée :

REPRESENTER
Le président rappelle que l’AITR a été présente aux réunions d’élaboration de la SLGRI, fin à Distré et lors de la présentation de mise en place du SMBVAR Angers ALM le 7 décembre 2017.

INFORMER
Comme prévu lors de l’assemblée précédente, l’impression du document de conseils au bâtiment a été réalisée à l’imprimerie Roux de Cantenay-Epinard (2000 ex) et l’édition de l’autocollant à Autograph de Tiercé( 1500 ex).
La diffusion a été assurée
- à Cheffes en l’insérant dans le bulletin communal distribution individuelle par la mairie.
- à Briollay, aux bons soins de la mairie
- quelques exemplaires à Ecouflant, secrétariat de mairie
- Pierre-Henri Verger a distribué sur le Moulin d’Ivray, mairie d’Etriché et Châteauneuf sur Sarthe.
Cette démarche a fait l’objet d’articles dans la presse locale.
Le document a été présenté lors d’un rendez-vous avec Mme Bobet, maire de Durtal le 30 mars 2018. VPte de CCALS, Environnement, Déléguée à la GEMAPI.

VIGILANCE
Suite à un contact de distribution de documents d’information à un nouvel arrivant réalisant une extension dans une maison ancienne, nous avons été surpris de le voir entreprendre en zone inondable une construction en structure bois et isolation laine de roche.
Après consultation du permis de construire en mairie, accepté par les services, j’ai sollicité par mail puis courrier (AR), une entrevue avec les personnes du service d’instruction « Application du droit des sols » qui est composé de 2 agents instructrices, Gaelle LAVAUD et Julie LEVERRIER en présence de M Florent Girard.
Nous avons fait relecture du PPRI. Il apparaît que le volet « inondation » des dossiers instruits par le service reste méconnu.
Un point a été fait a ce propos en mairie avec les élus.

CONTACTS ASSOCIATIFS
Après envoi par J. Blondet d’une demande de rencontre de la part des Boutons de Saules (habitants des Iles de la Loire à Chalonnes-Montjean), une présentation de « Cheffes , l’eau grande » à la Basse-Ile a eu lieu en novembre 2018.
Ce fut une confrontation d’expériences intéressantes. Les habitants ressentent une opposition des services à l’usage et au droit d’habitation en zone inondable défendu par les îliens. Ils évoquent les problèmes d’entretien des digues de protection.
L’intégration des nouveaux arrivants oblige à une transmission des usages qui reste difficile.

Autres contacts
Notre présence à l’AG de l’ASSOCIATION DE DEFENSE ET DE PROTECTION DES SINISTRES DES QUARTIERS INONDABLES (ADSPQI) au Mans le 28 janvier 2019. Nous apprenons la dissolution de l’ASSOCIATION DE DÉFENSE DES INONDÉS DU PAYS SABOLIEN (ADIPS)
Pour notre Assemblée Générale :
Reprise de contact avec le Comité d’Action et de Défense des Victimes des Inondations du Loir (CADVIL), échange de statuts. Me Chalumeau ; une rencontre est prévue avec M Yves d’Andigné Pdt et nous serons présent à leur Assemblée générale à La Flèche le 26 avril prochain.
PRESENTATION DES COMPTES
par Nicole PARAGEAULT, trésorière.
La principale dépense correspond aux frais d’édition de l’autocollant et du dépliant de conseils techniques soit 863,90€.
La remarque est faite du montant important des frais de tenue de compte bancaire pour très peu de mouvements. La trésorière suggère le changement de banque, de la Banque Postale vers le Crédit Agricole qui accueille favorablement les associations. Cette proposition sera soumise au Conseil d’Administration.

La présentation des comptes est soumise au vote de l’Assemblée et adoptée à l’unanimité.



RENOUVELLEMENT DU CA :

En 2017 le renouvellement du Conseil d’Administration s’était déroulé ainsi:
Pierre Verger, secrétaire, expose le renouvellement nécessaire du C. A. pour permettre un fonctionnement administratif conforme aux statuts de notre association.
Un premier tiers des membres d’administration a été tiré au sort.

Ainsi pour 2017 :
Daniel Coconnier, André Marchand, André Grazélie, ont été réélus et Michel
Boschat élu en remplacement de Roland Bourgeais (sortant démissionnaire).

A la suite du tirage au sort, sont sortants et rééligibles pour la présente assemblée :
Annie Choisy, Alain Colin, Nicole Parageault et Pierre Verger.

Soumis au vote de l’assemblée ce renouvellement est confirmé à l’unanimité.


Le président clôt l’Assemblée Générale et remercie les participants.


ASSEMBLEE STATUTAIRE

L’ASSEMBLEE GENERALE STATUTAIRE 2019

CHEFFES LE 14 MARS 2019


Objet : MODIFICATIONS DES STATUTS

Il s’agit de modifier les articles 2 et 3 des statuts de l’association précedemment ainsi rédigés :
Article 2. -
DÉNOMINATION
L'association a pour dénomination :
« L'ASSOCIATION DES INONDÉS DES TROIS RIVIÈRES »
Elle sera désignée par le sigle : A. I. T. R.
Article 3. -
OBJET
L'Association a pour objet la lutte contre l'importance et le caractère répétitif des inondations : en ce sens, elle pourra notamment mener toute action pour la défense et le soutien des membres

Dans la dénomination de l’A.I.T.R. le terme « Inondés » serait remplacé par « Inondables » dans un esprit d’actualisation (conscience du risque, engagement dans la prévention) ; pour des facilités de recherche sur internet on ajouterait (BVA49) qui localiserait les Trois Rivières.
L’objet de l’association serait également redéfini.

La proposition soumise au vote est ainsi réécrite : 

« Article 2 . -
DENOMINATION :
L'association a pour dénomination :
ASSOCIATION DES INONDABLES DES TROIS RIVIERES (BVA 49)
Elle sera désignée par le sigle A.I.T.R. (BVA49)
Article 3. -
OBJET
L’Association a pour objet de :
Représenter les habitants, recueillir et transmettre leur point de vue d'inondables, comme interlocuteurs des collectivités et des services organisant la protection contre les inondations.
Aider à maintenir la conscience du risque, en assurant la transmission de la connaissance locale, l'esprit de vigilance et de solidarité.
S'investir dans les actions de prévention, d'information et d'aide développées par les collectivités en temps de crise.
Agir en concertation avec les associations et groupements partageant des objectifs analogues. »


Ces modifications soumises au vote de l’Assemblée sont adoptées à l’unanimité.
L’Assemblée générale statutaire est déclarée close par le président.

PAPI 2019

PRESENTATION DU PROGRAMME D’ACTIONS
DE PREVENTION DES INONDATIONS



par Elodie GUTIERREZ


Mot d’accueil et de bienvenue à Mme Gutierrez, animatrice du PAPI (Programme d’Actions pour la Prévention des Inondations).

Le président rappelle le premier PAPI mis en place en 2003 et les actions menées jusqu’en 2013 ; on évoque la mémoire de Mme Réjane Angebault, présidente fondatrice de l’AITR, récemment décédée, qui a participé aux réunions de l’Etablissement Public Loire porteur de ce premier programme d’actions.

En commentant sa présentation vidéo et à l’aide d’un document distribué aux personnes de l’assistance, Mme Gutierrez expose la chronologie des structures élaborées depuis les directives européennes et nationales.
Identification des TRI et EPRI ; Mr le Maire de Cheffes, Marc Dutruel, est sollicité pour rappeler l’ajout in extremis de sa commune qui n’entrait pas dans le TRI des Basses Vallées. Mr Alain Colin, adjoint, reprécise que la délimitation des TRI correspond initialement à des enjeux importants de population et d’impacts économiques, Cheffes n’entrait donc pas dans ces critères.
Sont déclinés ensuite les différents niveaux de mise en place : national, régional et local.
Mr Jacques Blondet VPt CCALS intervient pour préciser l’implication des Communautés de Communes qui doivent désormais prendre en compte la gestion de l’eau, des milieux aquatiques et de la prévention des inondations, la GEMAPI.
La présentation se poursuit avec la création du Syndicat Mixte des Basses Vallées Angevines et de la Romme (SMBVAR). (Précision géographique pour cette discrète vallée en rive nord de la Loire qui débouche à Champtoceaux).
Dans la création du PAPI, on retiendra l’implication possible des associations, particulièrement :
« Participation à la diffusion des documents d’information, valorisation des outils de sensibilisation, partage des connaissances, implication aux journées formation éventuellement organisées par la collectivité (réunion publique, exercice de sécurité civile), réalisation de diagnostic de vulnérabilité, puis mise en œuvre des mesures préconisées. »

Cette intervention de Mme Guttierrez se termine par une discussion ouverte, annonçant que des aides aux particuliers seront possibles pour certains travaux visant la réduction des dommages, à hauteur de 80 % des montants engagés.

Malgré l’aridité du sujet, l’auditoire s’est révélé réactif et a apprécié cette présentation pédagogique qui a su clarifier un paysage complexe, dans sa superposition de sigles – RI « Risques Inondations ».

Nos remerciements à « notre » animatrice du PAPI.

dimanche 26 mars 2017

Assemblée Générale 2017





Deux propositions de l'A. I. T. R. :


Un memento des points à respecter dans un logement inondable et un autocollant.



Dans les pays des Basses Vallées, les constructions ont été autrefois édifiées, transformées et modernisées par les artisans locaux qui connaissaient tous les contraintes imposées par une montée des eaux qu'ils subissaient eux-mêmes le plus souvent.
Les consignes techniques se sont transmises aux successeurs sans qu'elles soient écrites.

Puis est arrivée l'époque de construction plus rapide de pavillons et de lotissements modernes.
De nouveaux habitants, des entreprises quelquefois éloignées ont construit « comme ailleurs » des maisons qui n'ont pas anticipé l'arrivée possible des crues.
Aujourd'hui, de nouveaux propriétaires restaurent des habitations anciennes et travaillent quelquefois eux-mêmes à la modernisation de leur logement.
Des matériaux sont apparus dont nous faisons progressivement l'expérience ; nous devons partager les résultats que nous avons obtenus en restaurant nos habitations après les inondations.
Avec l'objectif de réduire les dommages, les Plans de Prévention des Risques inondations (PPRi) ont été rédigés et nous imposent désormais ces précautions. Des aides ont été proposées pour aider à la « réduction de la vulnérabilité ».
De nombreux documents existent, différents suivant les régions et la violence des phénomènes. Mais ils sont complexes et parfois inadaptés.

Pour aider les habitants et les techniciens qui interviennent dans les maisons inondables de nos vallées, il nous a semblé utile de proposer un court memento des points à respecter pour réduire autant que possible les effets des crues et assurer une meilleure résistance des installations.
Pour plus d'informations des adresses de références sont indiquées en complément.

De plus, pour avoir la mémoire des niveaux connus, nous éditons un autocollant permettant de noter la hauteur d'eau atteinte en 1995 dans la maison. Il est destiné à être apposé près d'un emplacement technique (tableau de commande électrique, boite de branchement …) afin de fournir une information accessible et immédiate aux techniciens intervenant pour des travaux d'aménagement et qui ignorent les obligations locales.

L'expérience récente de cessions de maisons en zone inondable montrent que si des réticences à l'acquisition apparaissent, c'est le plus souvent par manque de renseignements sérieux et précis ; plus que la crue, les acheteurs craignent la tromperie et nous avons intérêt à la plus grande clarté dans l'information qui, rappelons-le, a désormais un caractère d'obligation légale.

Ces deux modestes réalisations illustrent de manière concrète les missions d’information que souhaite remplir l’AITR.
André GRAZELIE
 21 mars 2017

lundi 20 mars 2017

L'obligation d'informer en cas de vente ou de location

Dans une vente ou une mise en location d'une habitation située en zone inondable, le vendeur ou le bailleur doit fournir un état des risques établi sur l'imprimé obtenu à l'adresse suivante :


Voici l'article du code de l'environnement qui précise cette obligation :



Article L125-5
I.-Les acquéreurs ou locataires de biens immobiliers situés dans des zones couvertes par un plan de prévention des risques technologiques ou par un plan de prévention des risques naturels prévisibles, prescrit ou approuvé, ou dans des zones de sismicité définies par décret en Conseil d'Etat, sont informés par le vendeur ou le bailleur de l'existence des risques visés par ce plan ou ce décret.
A cet effet, un état des risques naturels et technologiques est établi à partir des informations mises à disposition par le préfet. En cas de mise en vente de l'immeuble, l'état est produit dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 271-4 et L. 271-5 du code de la construction et de l'habitation.

II.-En cas de mise en location de l'immeuble, l'état des risques naturels et technologiques est fourni au nouveau locataire dans les conditions et selon les modalités prévues à l'article 3-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986.
L'état des risques naturels et technologiques, fourni par le bailleur, est joint aux baux commerciaux mentionnés aux articles L. 145-1 et L. 145-2 du code de commerce.
III.-Le préfet arrête la liste des communes dans lesquelles les dispositions du I et du II sont applicables ainsi que, pour chaque commune concernée, la liste des risques et des documents à prendre en compte.

IV.-Lorsqu'un immeuble bâti a subi un sinistre ayant donné lieu au versement d'une indemnité en application de l'article L. 125-2 ou de l'article L. 128-2L. 128-2 du code des assurances, le vendeur ou le bailleur de l'immeuble est tenu d'informer par écrit l'acquéreur ou le locataire de tout sinistre survenu pendant la période où il a été propriétaire de l'immeuble ou dont il a été lui-même informé en application des présentes dispositions. En cas de vente de l'immeuble, cette information est mentionnée dans l'acte authentique constatant la réalisation de la vente.

V.-En cas de non-respect des dispositions du présent article, l'acquéreur ou le locataire peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix.


VI.-Un décret en Conseil d'Etat fixe les conditions d'application du présent article.